ASSE : Cathro impose le français à son vestiaire avant Clermont
L'entraîneur écossais de Saint-Étienne, Ian Cathro, a expliqué vouloir faire du français un vecteur d'intégration au sein de son effectif très international, quelques jours avant le déplacement à Clermont.
Depuis son arrivée sur le banc de l’ASSE cet été, Ian Cathro ne cesse de marquer les esprits par des décisions inhabituelles : annulation d’un match amical contre Sochaux, groupe non communiqué la veille des rencontres. Sa dernière initiative concerne cette fois la vie quotidienne de son vestiaire, où se côtoient près d’une vingtaine de nationalités différentes.
Le technicien écossais souhaite que ses joueurs privilégient le français, aussi bien dans le cadre professionnel qu’en dehors du terrain, plutôt que de se reposer sur l’anglais comme langue commune. Cathro montre lui-même l’exemple : il suit des cours de français en visioconférence et s’exprime de plus en plus dans cette langue lors de ses conférences de presse, tout en admettant qu’il continuera parfois à utiliser l’anglais quand la situation l’exigera.
« Le respect du pays, de sa culture, sont très importants. Saint-Étienne n’est pas un club normal. Je crois vraiment que c’est un club bien plus spécial. »
Pour l’entraîneur des Verts, cette démarche va au-delà de la simple question linguistique. Il a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas céder à la facilité : « Il ne faut pas que nous utilisions l’anglais par facilité », a-t-il prévenu, ajoutant que ceux qui recherchent une vie confortable ne devraient pas venir à Saint-Étienne. L’objectif affiché n’est pas d’exiger une maîtrise immédiate de la langue, mais de créer une dynamique collective autour de cet effort d’intégration.
Cette exigence intervient alors que l’effectif stéphanois s’est encore diversifié cet été, avec des recrues venues de Hongrie, du Danemark, de Slovénie ou d’Autriche. Pour Cathro, cette pluralité de profils ne doit pas empêcher la construction d’une culture commune au sein du groupe, à l’approche du déplacement à Clermont.