ASSE : il y a un an, le feuilleton Bouchouari enflammait le mercato stéphanois
Retour sur un dossier qui avait fait vibrer Saint-Étienne à l'été 2025, quand Benjamin Bouchouari s'apprêtait à quitter l'ASSE avec l'OL en embuscade, contraste saisissant avec la sobriété du mercato actuel des Verts.
Il y a un an presque jour pour jour, l’ASSE vivait un été électrique. Benjamin Bouchouari, alors âgé de 23 ans et sorti d’une saison perturbée par des soucis de dos, concentrait toutes les attentions. À un an de la fin de son contrat, le milieu stéphanois voyait son avenir s’écrire loin du Forez, entre un intérêt de Trabzonspor finalement avorté et une approche plus concrète de l’Olympique Lyonnais.
La perspective de voir un joueur formé à l’ASSE rejoindre un rival direct de Ligue 1 avait alors électrisé les supporters stéphanois. L’OL, pourtant déjà engagé dans plusieurs pistes pour densifier son entrejeu, avait vu dans ce dossier une opportunité à ne pas laisser filer. Ce genre de feuilleton, avec ses rebondissements et son suspense, illustrait un mercato où chaque rumeur pouvait redessiner l’équilibre entre clubs concurrents.
Douze mois plus tard, le paysage a radicalement changé. L’ASSE évolue désormais sous la houlette de Kilmer Sports Ventures, avec une approche du marché des transferts beaucoup plus mesurée. Il ne s’agit plus de retenir des cadres convoités par des clubs plus huppés, mais de construire patiemment un effectif cohérent, tourné vers de jeunes profils à fort potentiel de progression.
Les dossiers du moment portent des noms moins retentissants : Camilo Mena, ailier colombien repéré en Pologne, ou Yanis Begraoui, attaquant d’Estoril dont le prix freine encore les négociations. Loin des grandes manœuvres estivales d’antan, le club stéphanois avance désormais dans la discrétion, misant sur la formation et la valorisation de ses talents plutôt que sur des coups d’éclat susceptibles d’attirer les convoitises des grosses écuries de Ligue 1.
Ce contraste, entre l’agitation du dossier Bouchouari il y a un an et la sérénité affichée aujourd’hui, résume assez bien l’évolution du projet stéphanois : moins spectaculaire, mais potentiellement plus durable pour un club qui ambitionne toujours de retrouver l’élite.