Balotelli-Favre : l’entente qui a marqué le passage de Mario à Nice
Réputé ingérable après ses passages à l'Inter et Manchester City, Mario Balotelli a trouvé à Nice un entraîneur, Lucien Favre, qui n'a jamais cherché l'affrontement avec lui.
L’histoire de Mario Balotelli avec ses entraîneurs a souvent tourné au bras de fer. À l’Inter Milan, José Mourinho avait connu des relations tendues avec l’attaquant italien. À Manchester City, Roberto Mancini avait même dû être séparé physiquement de son joueur lors d’un entraînement, après un tacle appuyé de Balotelli sur Scott Sinclair. L’épisode avait fait grand bruit, Mancini ayant ensuite tenté de désamorcer la situation en promettant de lui laisser « cent chances » tant qu’il continuait à travailler.
Arrivé à Nice en 2016 avec ce bagage sulfureux, Balotelli aurait pu reproduire les mêmes tensions avec son nouvel entraîneur. Il n’en a rien été. Lucien Favre a choisi une méthode différente de ses prédécesseurs, sans provoquer de confrontation permanente ni chercher à dominer son joueur par l’autorité brute.
Le Suisse a confié à L’Équipe que Balotelli, pourtant réputé ingérable, ne lui avait jamais manqué de respect.
Sur le terrain, cette relation apaisée a porté ses fruits. Balotelli a inscrit 17 buts toutes compétitions confondues sous les ordres de Favre, contribuant à une des saisons les plus abouties du Gym, qui avait terminé troisième de Ligue 1. Une période qui reste, avec le recul, l’un des sommets de la carrière de l’attaquant italien en dehors de l’Italie.
Favre n’a pas pour autant transformé Balotelli en joueur exemplaire : l’Italien restait capable de cartons évitables ou de plaisanteries déplacées. Mais l’entraîneur suisse lui a offert un cadre stable, un statut clair dans l’effectif et une équipe compétitive autour de lui, des ingrédients qui semblent avoir suffi à canaliser un talent longtemps jugé incontrôlable.