Benatia règle ses comptes avec Nantes après l’humiliation de l’OM
Dans un entretien à France Football, Medhi Benatia est revenu, très critique, sur les deux défaites de l'OM face à un FC Nantes pourtant relégué en Ligue 2.
Un an après son passage à la direction du football de l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia n’a toujours pas fait le tour de la dernière saison marseillaise. Dans un long entretien accordé à France Football, l’ancien dirigeant est revenu sur l’un des épisodes les plus douloureux de l’exercice écoulé : les deux défaites concédées par l’OM face au FC Nantes, pourtant relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison.
Benatia ne mâche pas ses mots sur le niveau affiché par les Canaris. « Le Nantes de cette saison était le plus faible depuis que je regarde la L1 », a-t-il lancé dans les colonnes du média. Un jugement sévère qui rend d’autant plus incompréhensible, à ses yeux, le double revers subi par Marseille : une défaite 2-0 au Vélodrome, puis une déroute 3-0 à la Beaujoire. Pour l’ancien directeur sportif, s’incliner deux fois contre une telle équipe reste « inadmissible ».
Au-delà du classement final des Nantais, c’est surtout l’attitude du vestiaire marseillais que Benatia semble viser. Il évoque notamment une causerie de Roberto De Zerbi disputée en sueur et les yeux rouges avant le match retour, suivie d’une prestation sans intensité ni engagement de la part des joueurs. Un constat qui, selon lui, en dit long sur les raisons de la chute du technicien italien et de l’effondrement collectif de l’OM la saison passée.
Les deux confrontations avaient effectivement marqué les esprits à Marseille. Si la défaite au Vélodrome avait déjà fait grincer des dents, le revers concédé à la Beaujoire avait pris des allures d’humiliation, l’OM se montrant incapable de répondre à l’engagement physique et à la solidarité affichés par des Nantais pourtant voués à la relégation.
Reste que ce réquisitoire de Benatia peut aussi se lire à double sens. Même présenté comme l’une des équipes les plus faibles vues en Ligue 1 par l’ancien dirigeant lui-même, le FC Nantes a bel et bien dominé deux fois un OM considéré comme largement supérieur sur le papier. Un paradoxe qui continue, visiblement, de hanter l’ancien directeur du football marseillais.