Bordeaux racheté par Sparta Capital : l’espoir renaît, mais des zones d’ombre subsistent
Les Girondins de Bordeaux, menacés de liquidation judiciaire, ont été rachetés pour un euro symbolique par le fonds britannique Sparta Capital, mais l'opération soulève déjà des interrogations sur son montage.
C’est un nouveau chapitre, encore incertain, qui s’ouvre pour les Girondins de Bordeaux. Exclus des championnats nationaux par la DNCG et sous la menace d’une liquidation judiciaire, le club au scapulaire a été racheté pour un euro symbolique par le fonds d’investissement britannique Sparta Capital, comme le rapporte Sud-Ouest. Une opération qui met officiellement fin à l’ère Gérard Lopez, débutée en 2021 en Ligue 1 et achevée cinq ans plus tard au bord du gouffre financier.
Le vice-président du club, Arnaud De Carli, a confirmé vendredi à l’AFP que les accords étaient signés, sans que les fonds n’aient encore été versés. « Pour le moment, l’argent n’est pas sur le compte mais les terms sheet sont signés », a-t-il précisé. Sparta Capital devait réunir environ 10 millions d’euros avant le passage du dossier bordelais en appel devant le CNOSF, une étape déterminante pour espérer une réintégration en National 1.
Si cette vente ouvre une perspective de survie, elle est loin de dissiper tous les doutes. Sur les réseaux sociaux, le journaliste Romain Molina a appelé à la prudence, évoquant un Gérard Lopez qui aurait « peut-être officiellement revendu le club » tout en conservant, selon lui, une marge de manœuvre en coulisses pour « retoucher certaines choses à terme ». Aucun détail précis n’a toutefois été apporté sur la nature de cette influence supposée.
« Pour le moment, l’argent n’est pas sur le compte mais les terms sheet sont signés » — Arnaud De Carli, vice-président des Girondins de Bordeaux
Autre élément soulevé par Romain Molina : la présence, en coulisses, de James Bord, joueur de poker anglais présenté comme proche de Gérard Lopez et déjà impliqué dans une tentative de reprise du club anglais de Sheffield Wednesday. Le journaliste dénonce à ce sujet « l’opacité et les montages » qui entourent, une nouvelle fois, le dossier girondin. Reste désormais à voir si le versement effectif des fonds et la décision du CNOSF permettront à Bordeaux de tourner enfin la page, ou si ces zones d’ombre viendront compliquer un peu plus un dossier déjà marqué par plusieurs années de turbulences.