Coupe du monde 2026 : Infantino répond à ses détracteurs sur Instagram
Critiqué tout au long de la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada, le président de la Fifa Gianni Infantino a dressé un bilan triomphal de la compétition, tout en réglant ses comptes avec ses détracteurs.
La compétition est terminée depuis peu, mais Gianni Infantino n’a visiblement pas digéré les critiques essuyées tout au long de cette Coupe du monde 2026. Le président de la Fifa a choisi Instagram pour tirer un bilan très personnel de l’événement, en s’adressant directement à ceux qui ont pointé du doigt l’organisation du tournoi disputé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Dans un long message relayé par les comptes officiels de la Fifa, le dirigeant suisse de 56 ans a défendu bec et ongles le déroulement de la compétition, qu’il juge exemplaire. Il évoque une organisation « sans incident » et un événement qui n’aurait généré que « de la joie et du bonheur » pour les familles venues assister aux matchs.
« À vous tous qui regrettez de ne plus pouvoir voir enfants, bébés, grands-parents et parents se réunir pour le beau jeu, je suis désolé que les matches soient terminés et que vous ayez manqué toute cette joie et cette convivialité. Je suis désolé que la haine et les critiques vous aient tellement accaparés que vous ayez tout raté », a écrit Gianni Infantino.
Le ton se fait plus offensif encore lorsque le président de la Fifa s’en prend explicitement à la presse et aux réseaux sociaux, qu’il accuse d’avoir « répandu la haine et de fausses rumeurs » durant la compétition. Sans les nommer précisément, Infantino oppose son institution, qu’il présente en première ligne du travail accompli, à ceux qu’il qualifie de simples spectateurs installés « derrière leurs stylos et leurs papiers, derrière leurs écrans ». Une formule résume l’esprit de sa sortie : « Quand vous divisez, nous unissons. »
Cette communication intervient après plusieurs semaines marquées par de vives polémiques autour de l’organisation de la compétition, entre logistique contestée, tensions politiques dans les pays hôtes et critiques récurrentes visant la gouvernance de la Fifa elle-même. Loin de tempérer le débat, Gianni Infantino a préféré assumer un discours de confrontation directe, transformant son bilan officiel en règlement de comptes public avec ses détracteurs.
Reste à savoir si cette sortie médiatique marquera un tournant dans la communication du président de la Fifa, coutumier des formules chocs, ou si elle alimentera au contraire de nouvelles critiques sur sa gestion de l’image de l’instance mondiale du football à l’issue de cette Coupe du monde 2026.