Coupe du monde à 64 équipes : Tebas s’en prend violemment à Infantino
Dans un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, le président de la Liga Javier Tebas a vivement critiqué le projet de Mondial à 64 équipes et estimé que le temps de Gianni Infantino à la tête de la FIFA était révolu.
Il n’est pas du genre à se mêler des affaires du football de sélections, préférant réserver ses coups de gueule au PSG ou aux clubs jugés trop puissants. Mais cette semaine, Javier Tebas a fait une exception de taille. Dans un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, le patron de la Liga espagnole s’en est pris frontalement à Gianni Infantino et à son projet d’élargir la Coupe du monde à 64 équipes dès 2030.
Pour Tebas, cette réforme n’a tout simplement aucun sens et menace l’équilibre économique de tout un secteur. « Augmenter le nombre d’équipes nationales n’a aucun sens », a-t-il lancé, avant d’enfoncer le clou : « Ils sont en train de détruire l’industrie du football, celle qui génère des dizaines de milliers d’emplois, pour un événement qui dure 40 jours et ne concerne qu’une minorité de joueurs. »
« Nous avons besoin de moins d’équipes nationales et d’une meilleure protection du football national à tous les niveaux. Ils ne s’en rendent pas compte et prennent des décisions de manière irresponsable », a dénoncé Javier Tebas.
Le dirigeant espagnol ne s’est pas arrêté à la question du format. Il a également visé directement Gianni Infantino, en poste depuis dix ans à la tête de la FIFA et récemment reconduit pour un nouveau mandat. « Son temps est révolu », a tranché Tebas, qualifiant au passage le système de gouvernance de l’instance mondiale de « vicié à la base ».
Ces déclarations interviennent seulement deux jours après un sacre historique de l’Espagne lors de ce Mondial 2026, preuve que même en pleine période de célébration, Tebas n’a pas mis ses habituelles diatribes de côté. Une nouvelle salve qui illustre la tension persistante entre les instances du football de clubs, dont il est l’un des porte-voix les plus virulents, et celles du football international incarnées par Infantino.