Deschamps : un bilan qui divise malgré son départ salué
Alors que Didier Deschamps a quitté son poste de sélectionneur des Bleus après quatorze ans pour laisser place à Zinédine Zidane, plusieurs voix, dont celle de Johan Micoud, estiment que son palmarès mérite d'être relativisé.
Le chapitre Deschamps à la tête de l’équipe de France s’est officiellement refermé. Après quatorze années passées sur le banc des Bleus, le technicien bayonnais cède sa place à son ancien coéquipier en sélection, Zinédine Zidane, désormais officiellement nommé. Un passage de témoin qui a donné lieu à une vague d’hommages, saluant la longévité et la stabilité apportées par Deschamps à la tête de la sélection.
Mais tous les observateurs ne partagent pas cet enthousiasme unanime. Consultant pour L’Équipe, Johan Micoud a choisi de tempérer le concert de louanges en pointant du doigt un palmarès qu’il juge insuffisant au regard de la durée du mandat. Deschamps aura remporté une Coupe du monde en 2018 et une Ligue des nations en 2021, un total que l’ancien milieu offensif français estime maigre pour quatorze ans passés aux commandes des Bleus.
Pour étayer son propos, Johan Micoud a établi une comparaison avec d’autres sélectionneurs internationaux, jugés plus performants sur une durée bien plus courte. Il cite notamment l’Espagnol Luis de la Fuente et l’Argentin Lionel Scaloni, dont les bilans respectifs lui paraissent plus solides malgré des mandats nettement plus brefs.
« On me parle constamment de ‘Didier la gagne’. Pour info, Scaloni (8 ans à la tête de la sélection argentine) et De La Fuente (4 ans à la tête de la sélection espagnole) ont un palmarès plus important que Deschamps qui est resté 14 ans sélectionneur de l’équipe de France. Bonne soirée », a écrit Johan Micoud sur X.
Cette sortie, publiée sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la manière d’évaluer l’héritage de Didier Deschamps. Entre les tenants d’un bilan globalement positif, marqué par une présence quasi permanente dans le dernier carré des grandes compétitions, et ceux qui pointent un rendement jugé décevant au regard du temps passé en poste, la question continue d’animer les commentateurs alors que l’ère Zidane s’ouvre officiellement chez les Bleus.