Fifa-UEFA : Ceferin prépare la riposte, Al-Khelaïfi au cœur des manœuvres
Fragilisé après l'échec de son projet de société commerciale pour la Coupe du monde, Gianni Infantino fait face à une contre-offensive de l'UEFA, qui doit profiter de la Supercoupe d'Europe pour orchestrer sa riposte avec Nasser al-Khelaïfi en première ligne.
La tension monte entre les deux plus grandes instances du football mondial. Selon les informations relayées par RMC Sport, l’UEFA s’apprête à passer à l’offensive contre Gianni Infantino, le président de la Fifa, affaibli après l’abandon de son projet de création d’une société commerciale autour de la Coupe du monde.
C’est justement à l’occasion de la Supercoupe d’Europe qu’Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA, compte mener une série d’échanges stratégiques sur l’avenir de la gouvernance du football mondial. Le dirigeant slovène doit notamment s’entretenir avec les cadres les plus influents de son organisation, à commencer par Nasser al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, avec lequel il serait en contact rapproché depuis plusieurs semaines déjà.
D’après le média britannique TalkSport, l’UEFA chercherait à imposer un candidat unique pour affronter Infantino lors d’une future élection à la présidence de la Fifa, afin d’éviter toute dispersion des voix qui profiterait au président sortant. L’instance européenne serait prête à mener une fronde déterminée pour pousser au départ le dirigeant suisse.
Le nom de Nasser al-Khelaïfi circule comme celui d’un candidat idéal aux yeux de l’UEFA. Mais comme RMC Sport l’avait déjà révélé, le président du PSG n’aurait, pour l’heure, ni l’ambition ni l’intention de briguer un tel poste.
Toujours selon TalkSport, l’UEFA exercerait par ailleurs une pression sur l’Association européenne des clubs (ECA), présidée par Al-Khelaïfi, pour que celle-ci envisage un boycott de la prochaine Coupe du monde des clubs organisée par la Fifa en 2029. Une bataille d’influence qui s’annonce désormais frontale entre les deux organisations, avec le PSG et son président en position d’arbitres malgré eux de ce conflit de pouvoir.