France-Espagne : le penalty polémique validé par la VAR fait toujours débat
Le penalty accordé à l'Espagne en demi-finale de Coupe du monde, après un contact entre Lucas Digne et Lamine Yamal, continue de diviser malgré la confirmation de l'arbitre par la VAR.
La séquence a marqué un tournant dans cette demi-finale disputée à Dallas. À la 21e minute, alors que la rencontre semblait équilibrée entre Bleus et Roja, Lucas Digne a déséquilibré Lamine Yamal dans la surface de réparation française. Sur l’action suivante, Mikel Oyarzabal a transformé le penalty accordé, ouvrant le score pour l’Espagne à la 22e minute.
Mais avant même ce contact final, une phase antérieure a nourri la colère des Français. Sur les ralentis, le ballon semble effectivement heurter le bras de Lamine Yamal quelques instants avant l’intervention de Digne, une zone de contact discutée puisque certains la jugent proche de l’épaule ou considèrent le bras collé au corps du joueur du Barça. Une annulation de l’action à ce stade n’aurait pourtant rien eu d’illogique au regard des images.
La VAR n’a toutefois pas jugé bon d’inviter l’arbitre salvadorien à revoir sa décision, estimant qu’aucune erreur manifeste n’avait été commise sur cette première phase. Digne, lui, a ensuite tenté de dégager le ballon sans voir revenir le jeune attaquant espagnol dans son dos : son pied a touché l’adversaire, qui a perdu l’équilibre dans la surface.
Ce contact final, loin d’être spectaculaire, explique en partie le sentiment d’injustice ressenti côté tricolore, renforcé par la séquence du bras jugée litigieuse. Il reste néanmoins réel sur le plan réglementaire : un défenseur intervenant en retard et empêchant son adversaire de poursuivre son action s’expose à ce type de sanction, indépendamment de son intention.
Reste que l’absence d’examen approfondi de la phase préalable laisse un goût amer. Si la faute de Digne peut se justifier au regard des lois du jeu, ignorer le contexte qui l’a précédée rend la sanction difficile à accepter pour les partisans des Bleus, d’autant que l’équipe de France paraissait alors maîtriser son sujet face à une Espagne tout aussi solide.