Insultes racistes contre Mbappé : le Sénat paraguayen condamne sa sénatrice
Après plusieurs sorties racistes de la sénatrice Celeste Amarilla visant Kylian Mbappé, le Sénat paraguayen a voté une motion condamnant ses propos, au terme de cinq heures de débats.
L’affaire prend une tournure institutionnelle au Paraguay. Après l’élimination de l’Albirroja face à l’équipe de France en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la sénatrice Celeste Amarilla s’en était pris à Kylian Mbappé dans des termes ouvertement racistes, lui reprochant d’avoir snobé le gardien paraguayen à l’issue de la rencontre remportée par les Bleus (1-0) sur penalty.
Loin de s’excuser, l’élue de 61 ans avait multiplié les déclarations outrancières dans les médias locaux, puis publié une longue lettre ouverte pour justifier ses propos. Une attitude qui a fini par pousser la chambre haute du Congrès paraguayen à se saisir du dossier lors d’une séance qui a duré cinq heures, mercredi.
Selon les informations rapportées par Le Parisien, le Sénat a finalement voté à la majorité une motion condamnant fermement les déclarations de Celeste Amarilla. L’institution a tenu à exprimer son « rejet absolu » de toute forme de racisme et de discrimination, précisant que les propos tenus par la sénatrice n’engageaient qu’elle-même et ne reflétaient en rien la position de l’ensemble des membres du Sénat.
« Cette brute n’a même pas appris à écrire. Au lieu du lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », avait notamment écrit Celeste Amarilla sur X à propos de Kylian Mbappé, qu’elle avait également qualifié de « Camerounais colonisé ».
Ces propos avaient immédiatement suscité une vive réaction du capitaine des Bleus, qui avait qualifié la sénatrice de « méprisable » et « indigne de sa fonction » sur les réseaux sociaux. Loin de calmer le jeu, Celeste Amarilla avait ensuite persisté dans ses sorties polémiques, avant que le Sénat paraguayen ne tranche officiellement cette semaine en votant sa condamnation.