John Textor attaque l’OL en justice pour récupérer 20,9 millions d’euros
L'ancien propriétaire américain de l'Olympique Lyonnais a assigné son ex-club devant le tribunal de commerce de Lyon, qui dénonce une « guérilla judiciaire ».
Le feuilleton judiciaire entre John Textor et l’Olympique Lyonnais connaît un nouveau rebondissement. L’homme d’affaires américain, ancien patron du club rhodanien via Eagle Football Holdings, a assigné l’OL devant le tribunal de commerce de Lyon pour réclamer un total de 20,9 millions d’euros.
Selon les informations de RMC Sport, cette somme se décompose en deux volets : 18,4 millions d’euros correspondant à une avance de trésorerie que Textor estime devoir récupérer, et 2,5 millions d’euros de frais de gestion qu’il juge impayés. L’audience est d’ores et déjà programmée pour le mois de septembre.
Face à cette action, l’Olympique Lyonnais a réagi par communiqué, rappelant que les dettes du groupe OL envers John Textor et ses structures affiliées avaient été éteintes le 26 juin 2026, au moment où Eagle Football Holdings Bidco cédait sa participation majoritaire dans le club. Le club dénonce une manœuvre de son ancien dirigeant.
« L’OL déplore cette énième tentative de déstabilisation de la part de son ancien dirigeant et y répondra par les voies juridiques appropriées. »
Cette nouvelle procédure vient s’ajouter à un contentieux déjà dense entre les deux parties. John Textor a par ailleurs déposé une plainte en Floride réclamant 400 millions de dollars à Michele Kang, qu’il accuse d’avoir orchestré une manœuvre pour prendre le contrôle de l’OL. De son côté, le club lyonnais a saisi en juin le procureur de Lyon d’une plainte contre X pour abus de biens sociaux, à la suite d’une enquête interne sur des opérations menées entre mai 2023 et juin 2025.
Les difficultés financières de John Textor pourraient encore s’aggraver : le fonds Iconic, qui avait investi dans Eagle Football Holdings Bidco, réclame de son côté plus de 86 millions d’euros à l’Américain à l’issue d’un autre bras de fer judiciaire. Un imbroglio juridique tentaculaire qui promet de s’étirer encore plusieurs mois avant l’audience lyonnaise de septembre.