L’ANJ dresse le bilan de sa première année et cible la publicité pour les paris
Le régulateur français des jeux d'argent a publié son premier rapport d'activité et annonce cinq chantiers pour encadrer la publicité et les pratiques des opérateurs de paris sportifs.
Un an après sa création, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) fait le point. Dans son premier rapport d’activité couvrant la période de juin 2020 à juin 2021, le régulateur explique avoir posé les bases institutionnelles de son fonctionnement, notamment en gérant le renouvellement des agréments de dix opérateurs de jeux et en construisant les outils de conformité désormais imposés au secteur.
L’ANJ met en avant la mise en place de plusieurs dispositifs destinés à protéger les joueurs, comme un service en ligne d’interdiction volontaire de jeu, un renforcement de la médiation et des campagnes de sensibilisation ciblant les jeunes joueurs sur les réseaux sociaux. Le régulateur a également adopté 240 décisions au cours de dix-sept réunions de son collège.
Mais c’est surtout un autre volet qui concerne directement les acteurs des paris sportifs en France : l’ANJ a annoncé le lancement de cinq chantiers destinés à corriger des dérives observées pendant l’Euro de football. Objectif affiché : encadrer plus strictement la publicité des opérateurs, revoir les conditions des bonus de bienvenue et de fidélisation, mieux définir le jeu excessif, encadrer les limitations de mises imposées à certains joueurs, et lutter contre les sites de tipsters aux pratiques jugées trompeuses.
Sur la publicité, l’ANJ indique avoir demandé aux opérateurs un bilan intermédiaire de leurs stratégies promotionnelles validées début 2021, avec la possibilité d’engager des procédures de sanction en cas de manquement. Une consultation des parties prenantes doit également être lancée à la rentrée, en collaboration avec l’ARPP, pour aboutir à des lignes directrices précises d’ici la fin de l’année.
Concernant les limitations de mises, régulièrement dénoncées par des joueurs auprès du médiateur, l’ANJ précise avoir engagé une revue des conditions générales des opérateurs à la lumière du droit de la consommation, à la suite d’une décision du Conseil d’État reconnaissant le joueur comme consommateur. Une délibération encadrant plus strictement cette pratique doit être soumise au collège de l’ANJ dès septembre.