Mercato : le Paris FC dépense plus que le PSG cet été
Avec 79,5 M€ investis lors de ce mercato estival, le Paris FC devance provisoirement le PSG dans la course aux dépenses en Ligue 1, un basculement inédit qui devrait toutefois être de courte durée.
Voilà une statistique qui aurait semblé impensable il y a encore quelques mois : à un peu plus de deux semaines de la fermeture du mercato estival, ce n’est pas le PSG mais le Paris FC qui trône en tête des dépenses parmi les clubs français. Le club de la famille Arnault a engagé 79,5 millions d’euros, bonus compris, contre 58,5 millions pour le club de la capitale historique.
En trois fenêtres de mercato seulement, le Paris FC a déjà injecté plus de 150 millions d’euros dans son effectif. Les arrivées récentes de Pablo Pagis et Lassine Sinayoko sont venues compléter un recrutement déjà musclé, marqué par les signatures définitives de Diego Coppola et Luca Koleosho. Sous l’impulsion du directeur sportif Marco Neppe, le club francilien a également misé sur des profils comme Rudy Matondo, Patrick Zabi, Emmanuel Mbemba ou Omar Sissoko, dans une logique de construction à moyen terme plutôt que de simples paris ponctuels.
Cette montée en puissance financière s’accompagne d’un développement structurel, avec un centre d’entraînement d’Orly en plein chantier, dont l’extension doit porter le nombre de terrains à neuf. Une ambition assumée, même si la direction du club reste prudente sur le plan sportif, visant seulement la première moitié de tableau après une 11e place la saison passée.
Mais ce basculement inédit dans la hiérarchie des dépenses françaises pourrait ne durer que quelques jours. Le PSG s’apprête en effet à officialiser l’arrivée de Ferran Torres en provenance du FC Barcelone, pour un montant évalué à 50 millions d’euros. Une opération qui propulserait mécaniquement les dépenses estivales parisiennes au-delà des 108 millions d’euros, redonnant au club de Nasser Al-Khelaïfi son statut de plus gros dépensier de l’Hexagone.
Reste que cette parenthèse statistique illustre une évolution réelle du paysage économique du football français, où le PSG n’est plus seul à pouvoir frapper fort sur le marché des transferts.