Mondial 2026 : la FIFA a autorisé Doku à prendre un traitement interdit
Hospitalisé en urgence pendant la Coupe du monde, Jérémy Doku a reçu de la cortisone par voie orale avec l'aval exceptionnel de la FIFA, une procédure qui explique sa méforme prolongée sous le maillot belge.
Une information qui éclaire enfin la méforme inexpliquée de Jérémy Doku pendant le Mondial 2026. Selon les informations rapportées par FootNews, l’ailier de Manchester City a bénéficié d’une autorisation d’usage thérapeutique délivrée par la FIFA pour recevoir un traitement à base de cortisone, une substance pourtant classée parmi les produits interdits en compétition.
Tout est parti d’une hospitalisation en urgence à Seattle, après le match de la Belgique face à l’Égypte. Souffrant d’une infection virale accompagnée de douleurs thoraciques, Doku avait subi des examens révélant la présence de liquide dans ses poumons. Les médecins lui avaient alors prescrit de la cortisone par voie orale, un mode d’administration strictement encadré par l’Agence mondiale antidopage.
C’est précisément cette voie orale qui posait problème : l’AMA interdit les glucocorticoïdes en compétition lorsqu’ils sont administrés par voie orale, injectable ou rectale. Sans autorisation spécifique, Doku se serait donc exposé à un contrôle positif et à de potentielles sanctions. Le comité antidopage de la FIFA a été saisi et a validé le traitement, jugé indispensable au vu de l’urgence médicale.
Cette autorisation permet de comprendre les difficultés rencontrées par le joueur belge dans la seconde partie du tournoi. Après un aller-retour à Londres pour la naissance de son fils, Doku n’avait jamais retrouvé ses sensations habituelles sur le terrain. Il n’avait disputé que 53 minutes contre la Nouvelle-Zélande, avant de débuter sur le banc face au Sénégal puis aux États-Unis. Le sélectionneur Rudi Garcia avait alors minimisé publiquement la gravité de son état de santé.
Avec le recul, cette méforme apparaît sous un jour beaucoup plus clair : l’organisme de Doku se remettait à la fois d’une infection sérieuse et d’un traitement lourd, certes autorisé, mais loin d’être anodin pour un athlète de haut niveau en pleine compétition internationale.