OL : Fonseca recadre les supporters après les sifflets envers Maitland-Niles
Sifflé par une partie du Groupama Stadium avant OL-Sparta Prague, Ainsley Maitland-Niles a répondu par un but décisif, et Paulo Fonseca a tenu à défendre publiquement son latéral après la rencontre.
La soirée avait pourtant mal débuté pour Ainsley Maitland-Niles. Lors de l’annonce des compositions face au Sparta Prague, l’Anglais a été le seul joueur lyonnais accueilli par des sifflets d’une partie du Groupama Stadium, alors que l’OL devait renverser un résultat défavorable de la manche aller en Ligue des champions.
Mais le latéral a fini par faire taire les critiques sur le terrain. Auteur du but du 2-0 à la 66e minute, en reprenant un centre de Corentin Tolisso au second poteau, il a scellé la qualification lyonnaise pour les barrages de la compétition. Une réalisation accueillie par des applaudissements, signe d’un revirement rapide du public envers un joueur pourtant conspué moins de deux heures plus tôt.
Interrogé après la victoire (3-0), Paulo Fonseca n’a pas caché son désaccord avec l’attitude d’une partie des supporters avant le coup d’envoi. L’entraîneur portugais a défendu la prestation de son joueur, rappelant qu’il évoluait face à l’un des éléments les plus rapides et entreprenants du Sparta Prague.
« Je ne suis pas d’accord avec ce genre de manifestation concernant un joueur », a déclaré Paulo Fonseca, dans des propos rapportés par Olympique-et-Lyonnais.
Le technicien n’a pas remis en cause le droit du public à juger la prestation collective de l’équipe, mais il a clairement visé le ciblage individuel d’un joueur avant même le début de la rencontre. Une prise de position qui intervient alors que le statut de Maitland-Niles reste incertain à Lyon, son nom étant régulièrement associé à un possible départ cet été, notamment avec l’arrivée annoncée de Zachary Athekame pour renforcer le couloir droit.
Reste que cette performance tombe à point nommé pour l’OL, qui doit désormais préparer un barrage de Ligue des champions face à Fenerbahçe, une échéance nettement plus exigeante que celle contre les Tchèques.