OL : pourquoi la piste Thomas Meunier a capoté malgré la gratuité
Selon L'Équipe, l'Olympique Lyonnais s'était penché sur le profil de Thomas Meunier, libre après Lille, avant de renoncer face aux exigences salariales du défenseur belge, finalement engagé par Sunderland.
L’Olympique Lyonnais continue de chercher des solutions pour renforcer son couloir droit, un secteur qui inquiète Paulo Fonseca depuis plusieurs matchs, notamment après la prestation décevante face au Sparta Prague en Ligue Europa. Dans ce contexte, une piste inattendue avait été explorée par la direction rhodanienne : celle de Thomas Meunier, libre de tout contrat après son départ du LOSC.
Selon les informations de L’Équipe, l’OL s’était effectivement renseigné sur le défenseur belge de 34 ans. Mais le dossier n’a pas abouti, et pour cause : même sans indemnité de transfert à verser, l’opération supposait une prime à la signature jugée trop importante par les dirigeants lyonnais. Meunier s’est finalement engagé avec Sunderland, laissant l’OL revenir à la case départ sur ce poste.
Cet échec en dit long sur la nouvelle doctrine financière imposée à Lyon. D’après le média, les rémunérations proposées aux recrues tourneraient désormais généralement entre 100 000 et 150 000 euros mensuels, avec de très rares exceptions à ce cadre, à l’image du statut particulier accordé à Corentin Tolisso. Les grosses primes à l’arrivée, longtemps monnaie courante dans les opérations lyonnaises, semblent elles aussi appartenir au passé.
Sur le terrain, le directeur sportif Matthieu Louis-Jean doit désormais trouver un latéral droit capable d’apporter des garanties immédiates sans faire exploser cette grille salariale resserrée. Clinton Mata et Ainsley Maitland-Niles n’ont pas totalement convaincu dans ce couloir, tandis que le jeune Steeve Kango manque encore d’expérience à ce niveau.
L’épisode Meunier illustre ainsi le dilemme permanent de l’OL cet été : renforcer rapidement l’effectif de Fonseca sans reproduire les largesses financières qui ont fragilisé les comptes du club par le passé. Même un joueur libre peut désormais être écarté si sa prime à la signature dépasse les limites fixées par la nouvelle direction.