OM : un an après les folies Aubameyang-Paixao, Marseille a changé de politique mercato
Un an après l'arrivée fracassante d'Aubameyang et Paixao et des ambitions XXL sur le marché, l'OM se retrouve contraint à une rigueur salariale inédite qui bouleverse sa stratégie de recrutement.
L’été dernier, l’OM vivait au rythme des grandes annonces. L’arrivée de Pierre-Emerick Aubameyang puis celle d’Igor Paixao, recruté à Feyenoord pour 30 millions d’euros et plus grosse dépense de l’histoire du club, avaient enflammé le Vélodrome. Pablo Longoria et Medhi Benatia ne comptaient pas s’arrêter là : un défenseur central, un axial gauche et un piston droit figuraient encore sur la liste des courses, avec des noms comme Joel Ordoñez, Timothy Weah, Nayef Aguerd ou Igor Julio évoqués dans la presse.
Douze mois plus tard, le décor a radicalement changé. L’OM doit désormais composer avec une politique salariale beaucoup plus stricte, imposée par Frank McCourt. Les plafonds évoqués tournent autour de 100 000, voire 150 000 euros brut mensuels pour les cas exceptionnels, une limite qui a déjà fait capoter plusieurs pistes ambitieuses comme celles menant à Martin Terrier ou Lutsharel Geertruida.
Grégory Lorenzi, désormais en charge du mercato marseillais, doit composer avec ces contraintes financières inédites, y compris pour des besoins pourtant identifiés comme prioritaires en défense ou au poste de latéral droit. Le prêt devient une solution privilégiée, à l’image du dossier Jonathan David du côté de la Juventus, tandis que chaque opération se heurte désormais à la réalité comptable du club.
Les aléas sportifs n’arrangent rien : la blessure du jeune Sacha Lung ou l’hypothèse d’un départ de Paixao, désormais estimé à 35 millions d’euros, obligent la direction à revoir régulièrement ses plans. Un an après l’euphorie des folies estivales, l’OM navigue à vue, entre ambitions maintenues et rigueur budgétaire assumée.