PSG : comment Thiago Silva a convaincu Zlatan Ibrahimovic de signer
Retour sur l'été 2012, quand l'arrivée de Thiago Silva en provenance de l'AC Milan a levé les derniers doutes de Zlatan Ibrahimovic sur le projet parisien.
En 2012, le PSG n’avait pas encore la réputation qu’on lui connaît aujourd’hui. Malgré l’arrivée des investisseurs qataris et près de 100 millions d’euros dépensés lors du mercato précédent, le club venait de laisser filer le titre de champion de France face à Montpellier. Dans ce contexte, Zlatan Ibrahimovic restait sceptique quant à la capacité de Paris à rivaliser rapidement avec les grandes équipes européennes.
Le déclic est venu d’ailleurs : de Milan, plus précisément. Carlo Ancelotti, alors entraîneur du PSG, avait fait de Thiago Silva sa priorité absolue pour renforcer la défense. Leonardo, en charge du recrutement, avait mené plusieurs semaines de négociations avant de convaincre l’AC Milan de céder son défenseur brésilien. Pour Ibrahimovic, la venue de son ancien coéquipier milanais a changé la donne : elle prouvait que le PSG ne se contentait plus d’un développement progressif, mais visait désormais des joueurs de dimension mondiale.
Les deux dossiers étaient en réalité liés. L’AC Milan, alors en grandes difficultés financières, cherchait à se séparer de Thiago Silva mais aussi à alléger la masse salariale en se débarrassant du contrat conséquent de Zlatan Ibrahimovic. Le PSG a fini par accepter de recruter les deux joueurs dans la foulée. Thiago Silva a signé le 14 juillet 2012, rendant la venue de l’attaquant suédois presque inévitable dans les jours suivants.
Trois jours après la signature du défenseur brésilien, Ibrahimovic posait à son tour ses valises à Paris. Il n’a pas eu besoin d’être convaincu directement par son ancien partenaire : le transfert de Thiago Silva avait suffi à donner du crédit au projet porté par Nasser Al-Khelaïfi et Leonardo. Ensemble, les deux anciens Milanais sont devenus les premiers grands symboles du nouveau PSG version QSI.
La suite est connue : Zlatan Ibrahimovic a inscrit 156 buts en 180 matches sous le maillot parisien, installant durablement le club dans une autre catégorie sur la scène européenne. Cette anecdote illustre à quel point les dossiers de transfert peuvent parfois se jouer sur des dynamiques de vestiaire et de confiance entre joueurs, bien plus que sur les seuls arguments financiers ou sportifs présentés par les dirigeants.