Real Madrid : Güler brille, la Fabrica confirme, Mourinho affine son projet à Budapest
Vainqueur du Ferencváros (2-1) en amical, le Real Madrid poursuit sa préparation avec un Arda Güler étincelant et de jeunes pousses convaincantes, mais Mourinho doit encore composer avec l'irrégularité de son équipe et le manque de rythme de plusieurs cadres.
Le Real Madrid continue sa montée en puissance estivale. Une semaine après un nul concédé face à la Fiorentina (2-2), la formation de José Mourinho s’est imposée samedi à Budapest face au Ferencváros (2-1), grâce à des buts de deux jeunes talents, Mario Rivas et Carlos Espí. Kenan Kodro avait réduit l’écart pour les Hongrois, sans empêcher une victoire logique des Madrilènes.
Le scénario du match a toutefois reproduit celui observé lors du précédent test à Klagenfurt : une première période séduisante, suivie d’un net relâchement après la pause. Arda Güler s’est de nouveau distingué comme le métronome de l’équipe, disponible dès la relance et décisif en provoquant le coup franc à l’origine du premier but. Sa progression pose désormais une question tactique à Mourinho : comment articuler son influence avec celle de Jude Bellingham à son retour de blessure.
Côté jeunes, la Fabrica confirme qu’elle ne se contente pas de faire de la figuration lors de cette préparation. Mario Rivas a ouvert le score d’une tête plongeante, tandis que Carlos Espí a marqué peu après son entrée en jeu. Joan Martínez, lui, poursuit son apprentissage en défense centrale. Ces jeunes seront naturellement redescendus dans la hiérarchie dès le retour des internationaux, mais ils offrent déjà à Mourinho des solutions concrètes.
En revanche, les retours de blessure et les nouvelles recrues ne sont pas encore à leur meilleur niveau. Endrick se procure des situations mais précipite parfois ses choix, Denzel Dumfries reste discret offensivement et Vinicius n’a pas pesé pour son retour. Bernardo Silva, qui effectuait ses premiers pas avec le club, manquait logiquement de rythme. Mourinho a d’ailleurs reconnu que le Portugais était revenu de vacances avec une condition physique inférieure au reste du groupe, tout en soulignant sa capacité à faire progresser le ballon dans plusieurs rôles au milieu de terrain.
Globalement, cette victoire à Budapest valide certaines pistes de travail plus qu’elle ne clôt le débat sur la forme de l’équipe. Le 4-2-3-1 devient plus lisible, le double pivot Valverde-Camavinga forme une base solide et la volonté de récupérer le ballon haut se dessine plus nettement. Mais l’équipe reste incomplète et physiquement disparate après la Coupe du monde, avec Courtois, Mbappé et plusieurs cadres encore absents. Mourinho semble privilégier une montée en puissance progressive, sans précipiter le retour de ses joueurs blessés ou fatigués.