Textor : le témoignage de Davide Ancelotti sur son passage à Botafogo
Alors que Davide Ancelotti prend en main le LOSC, l'entraîneur italien est revenu sur son expérience mouvementée à Botafogo sous la houlette de John Textor, l'ancien propriétaire de l'Olympique Lyonnais.
John Textor continue de faire parler de lui, même loin de la Ligue 1. L’homme d’affaires américain, dont le passage à la tête de l’Olympique Lyonnais s’est soldé par un échec retentissant, avait auparavant sévi du côté de Botafogo, au Brésil, où il possédait également des parts. Et c’est justement cette expérience brésilienne que Davide Ancelotti, tout juste installé sur le banc du LOSC, a choisi de raconter dans les colonnes de L’Équipe.
L’entraîneur italien, qui vivait alors sa première expérience en tant que numéro un dans un club, a décrit une situation confuse et déstabilisante lors de son passage à Botafogo. Selon ses propres mots, l’instabilité générée par le départ progressif de Textor de la présidence du club a fini par le pousser vers la sortie, sans qu’il y ait eu de véritable licenciement.
« Cinq mois là-bas, c’est comme deux ans en Europe ! Les gens n’ont pas compris si j’avais été viré ou pas. Mais en fait, au bout de cinq mois, il n’y avait plus de président parce que John Textor était en train de partir. Je n’avais plus d’indication sur la suite, alors j’ai décidé de démissionner. Ils ne m’ont pas viré, puisqu’il n’y avait même pas un président pour le faire. Textor m’a fait confiance et je le remercierai toujours, mais ensuite, il y avait beaucoup de conflits et j’étais trop seul », a confié Davide Ancelotti.
Ce témoignage vient s’ajouter à une longue liste de critiques adressées à John Textor depuis son départ de l’Olympique Lyonnais. Entre conflits internes, gestion contestée et instabilité chronique, l’Américain semble avoir laissé une empreinte similaire dans chacun des clubs qu’il a dirigés, que ce soit en Ligue 1 ou au Brésil.
Alors que Textor s’est depuis lancé dans un nouveau projet en Bundesliga, ces révélations sur ses méthodes à Botafogo relancent le débat sur sa gestion des clubs de football, quelques mois après la douloureuse relégation administrative de l’OL, épisode qui avait marqué la fin de son aventure lyonnaise.