Youcef Belaïli accusé d’avoir signé deux contrats : le précédent Thierry Henry ressurgit
Le milieu algérien Youcef Belaïli est au cœur d'un imbroglio juridique entre le MC Alger et l'Espérance de Tunis, un cas qui rappelle étrangement le feuilleton Thierry Henry-Real Madrid de 1997.
Champion d’Afrique 2019 avec l’Algérie, Youcef Belaïli traîne depuis des années une réputation d’éternel « enfant terrible » du football maghrébin, marquée par des passages tumultueux en Ligue 1 sous les couleurs de Brest et de l’AC Ajaccio. À 32 ans, l’ancien joueur se retrouve à nouveau au centre d’une polémique, accusé cette fois d’avoir signé deux licences simultanément : l’une avec le MC Alger, l’autre avec son ex-club, l’Espérance de Tunis.
L’affaire a pris une tournure émotionnelle avec la réaction du commentateur de beIN Sports Hafid Derradji, qui a exprimé publiquement sa consternation face à ce nouvel épisode dans la carrière du joueur. Selon lui, l’entourage de Belaïli porte une lourde responsabilité dans cette succession de mauvais choix qui gâche, selon ses mots, un talent exceptionnel.
« J’ai pitié de toi, Youcef… Il est vraiment regrettable de voir ce que notre enfant s’inflige à lui-même, se retrouvant dans une nouvelle impasse après avoir signé deux licences en même temps avec le Mouloudia et l’Espérance. »
Sur le plan sportif, la situation se complique davantage : alors que l’Espérance de Tunis s’apprête à qualifier le joueur dans son effectif, le MC Alger a rappelé que son propre accord restait suspendu à une décision favorable du Tribunal Arbitral du Sport ainsi qu’à la réussite de la visite médicale. Un démenti tranchant du joueur a fait basculer le dossier dans une dimension plus personnelle, transformant un simple différend contractuel en véritable règlement de comptes public. Selon le journal algérien Compétition, le litige serait avant tout d’ordre financier : Belaïli aurait réclamé une avance de 270 000 euros que la direction du MC Alger aurait refusé de verser avant la levée officielle de sa sanction, tandis que l’Espérance de Tunis aurait accepté cette condition pour s’assurer les services de l’international algérien.
Ce feuilleton de double signature n’est pas sans rappeler un précédent célèbre du football européen : l’affaire Thierry Henry en 1997. Le jeune attaquant français, alors sous contrat avec l’AS Monaco, avait signé un pré-contrat avec le Real Madrid avant même la fin de son engagement sur le Rocher. La FIFA avait finalement tranché en faveur du club monégasque, sanctionnant financièrement à la fois le joueur et le club madrilène pour avoir tenté de recruter un joueur encore lié contractuellement. Un précédent qui pourrait servir de référence dans la résolution du dossier Belaïli, désormais suspendu aux instances sportives internationales.