Zidane : le contact secret qu’il voulait établir avant le Real Madrid
Selon Éric Carrière dans L'Équipe, Zinédine Zidane aurait cherché à consulter Raynald Denoueix dès 2012, bien avant de devenir entraîneur du Real Madrid puis sélectionneur des Bleus.
Zinédine Zidane a beau avoir remporté trois Ligues des champions consécutives à la tête du Real Madrid, il n’a jamais considéré son statut de légende comme un chèque en blanc pour tout savoir du métier d’entraîneur. Selon les révélations d’Éric Carrière dans les colonnes de L’Équipe, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France aurait tenté d’entrer en contact avec Raynald Denoueix, figure respectée du football français, dès 2012.
L’ancien technicien du FC Nantes et de la Real Sociedad était alors reconnu pour sa capacité à construire un jeu collectif cohérent. Une référence que Zidane, encore loin de sa future carrière sur le banc madrilène, aurait voulu solliciter pour nourrir sa propre réflexion tactique. Une démarche que son ancien coéquipier en sélection juge révélatrice de sa personnalité.
« C’est Zidane ça : solliciter celui qui a la compétence que tu n’es pas sûr d’avoir », explique Éric Carrière.
Pour l’ancien international, cette curiosité intellectuelle n’est pas anodine et pourrait même expliquer certains choix tactiques opérés plus tard par Zidane sur le banc du Real Madrid. Carrière évoque ainsi un football « dans un registre classique, un peu en 4-4-2 comme le FC Nantes, ou en 4-3-3 », avec des lignes resserrées et des latéraux offensifs à l’image de Marcelo. Un style que Zidane aurait su s’approprier sans pour autant copier intégralement les méthodes observées ailleurs.
Cette capacité à reconnaître ses propres limites et à aller chercher des idées chez d’autres pourrait s’avérer précieuse dans son nouveau rôle de sélectionneur des Bleus. Avec un temps de préparation réduit et la nécessité de fédérer rapidement un groupe autour d’une identité de jeu claire, Zidane devra une nouvelle fois s’entourer des bonnes compétences. Comme le résume Carrière, l’ancien numéro 10 des Bleus garde « toujours un œil positif sur ce que font les autres, sans se mettre au-dessus ». Une qualité qui pourrait bien faire la différence dans les mois à venir.