Algérie : la FAF veut pousser Petkovic vers la sortie sans indemnité
Après l'élimination des Fennecs en huitièmes de la Coupe du monde, la Fédération algérienne chercherait à faire craquer Vladimir Petkovic en lui imposant l'obligation de résidence prévue dans son contrat, plutôt que de payer une lourde indemnité de rupture.
Le divorce entre Vladimir Petkovic et la Fédération algérienne de football (FAF) prend une tournure inédite. Éliminée par la Suisse en seizièmes de finale du Mondial 2026, l’Algérie souhaiterait tourner la page de son sélectionneur bosno-suisse. Problème : celui-ci, lié jusqu’en 2028, refuserait pour l’instant de démissionner et entendrait poursuivre sa mission à la tête des Fennecs.
Pour contourner l’obstacle financier d’une rupture unilatérale, la FAF envisagerait une stratégie de pression plutôt qu’une rupture frontale. Selon les informations relayées par nos confrères, la fédération pourrait exiger l’application stricte de la clause de résidence figurant dans le contrat de Petkovic, qui prévoit qu’il vive et travaille en Algérie trois semaines par mois ouvrable. Or, depuis sa prise de fonction, l’entraîneur aurait conservé sa base familiale en Suisse, multipliant les allers-retours pour assurer ses missions avec la sélection.
Contraindre Petkovic à s’installer réellement à Alger et à suivre quotidiennement le championnat local ne serait, sur le papier, qu’un simple rappel contractuel. Mais dans le contexte actuel, cette exigence apparaîtrait surtout comme un levier pour pousser le technicien à changer radicalement son mode de vie, avec l’espoir qu’il finisse par jeter l’éponge de son propre chef.
Cette prudence s’expliquerait par le coût potentiel d’une rupture. Petkovic aurait déjà rejeté de premières propositions de séparation à l’amiable et réclamerait le paiement intégral du solde de son contrat, une somme qui pourrait atteindre environ cinq millions d’euros primes comprises. Une menace de recours devant la FIFA ou la justice pèserait également sur ce dossier sensible pour la fédération.
D’autres pistes accompagneraient cette stratégie de pression : le départ de certains adjoints étrangers, l’arrivée d’un technicien algérien au sein du staff, ou encore une réduction de l’autonomie accordée au sélectionneur. Une commission technique mise en place par le Bureau fédéral doit d’abord évaluer le bilan du Mondial avant toute décision définitive. Reste que la prolongation de Petkovic jusqu’en 2028, actée avant le tournoi, complique aujourd’hui sérieusement les plans de sortie de la FAF.