Angleterre : Tuchel contesté par son vestiaire avant d’affronter les Bleus
Éliminée par l'Argentine en demi-finale, l'Angleterre doit disputer la petite finale du Mondial 2026 face à la France dans un climat tendu, plusieurs cadres remettant en cause les choix tactiques de Thomas Tuchel.
Le scénario était déjà difficile à accepter pour les Three Lions. Battus par l’Argentine en demi-finale malgré un but précoce d’Anthony Gordon, les Anglais doivent désormais se préparer à affronter la France samedi à Miami pour la troisième place, un match sans grand enjeu sportif mais chargé en frustration.
Selon la presse britannique, la gestion de cette demi-finale par Thomas Tuchel a suscité l’incompréhension dans le vestiaire. Après l’ouverture du score, le sélectionneur a fait entrer successivement Ezri Konsa, Dan Burn et Nico O’Reilly pour verrouiller son avantage, renonçant progressivement à toute ambition offensive. Une partie du groupe estimait pourtant que l’Argentine, exposée dans son dos, pouvait encore être surprise par une équipe plus entreprenante.
Marc Guéhi a publiquement exprimé son désaccord sur ce repli tactique. Ces choix défensifs ont fini par redonner l’initiative à Lionel Messi, à l’origine de deux passes décisives pour Enzo Fernandez puis Lautaro Martinez, scellant l’élimination anglaise. De son côté, Tuchel a assuré ne rien regretter, affirmant avoir correctement lu le contexte du match.
Du côté de la Fédération anglaise, aucun bouleversement n’est toutefois à l’ordre du jour. Prolongé jusqu’en 2028, Thomas Tuchel conserve la confiance de ses dirigeants et devrait rester aux commandes des Three Lions jusqu’au prochain Euro. Reste à savoir comment il compte apaiser un vestiaire marqué par cette désillusion, à quelques jours d’affronter une équipe de France elle-même orpheline de sa demi-finale.
Pour les Bleus de Didier Deschamps, qui devraient aligner un onze largement remanié samedi, cette crise interne anglaise pourrait constituer un contexte favorable. Une Angleterre divisée sur son plan de jeu et pressée d’en finir avec ce Mondial reste un adversaire à ne pas sous-estimer, mais la tâche des Français apparaît un peu moins ardue qu’elle ne l’aurait été autrement.