Bordeaux : Gérard Lopez prêt à vendre pour un euro, Sparta Capital toujours dans la course
Gérard Lopez a confirmé être disposé à céder ses parts des Girondins de Bordeaux pour un euro symbolique, ouvrant la voie à un possible rachat par Sparta Capital et un recours devant le CNOSF pour éviter une chute jusqu'en sixième division.
Les Girondins de Bordeaux vivent des heures décisives. Exclu des championnats nationaux après la confirmation mercredi de la décision de la commission d’appel de la DNCG, le club au scapulaire risque désormais une liquidation judiciaire pure et simple si aucune solution de reprise n’aboutit rapidement.
Selon les informations du journal Sud-Ouest, une réunion s’est tenue ce jeudi devant le tribunal de commerce. Gérard Lopez y a confirmé son accord pour céder ses parts du club pour un euro symbolique, une option qui n’existait pas dans le montage financier initialement envisagé avec Sparta Capital. Les représentants du fonds d’investissement ont de leur côté rencontré les responsables du dossier bordelais pour tenter de démontrer leur bonne foi et leur capacité à mener le rachat à terme.
L’enjeu dépasse la simple question de la propriété du club. Si Sparta Capital parvient à reprendre les Girondins, cette arrivée pourrait permettre de déposer un recours solide devant le CNOSF, l’instance nationale du sport, afin d’obtenir une réintégration en quatrième division plutôt qu’une relégation encore plus sévère. Pour convaincre l’instance, le fonds devra toutefois prouver que le club dispose des moyens financiers suffisants pour tenir sa saison à ce niveau, un montant évalué à environ 10 millions d’euros.
Sans cette validation, Bordeaux s’exposerait à une descente encore plus brutale, jusqu’au niveau régional en sixième division. Une perspective vertigineuse pour un club historique, déjà relégué sportivement en Ligue 2 en 2022 puis administrativement en National 2 en 2024, avant cette exclusion des compétitions nationales prononcée cette semaine.
Le dossier bordelais illustre une nouvelle fois la fragilité financière qui touche certains clubs formateurs français, coincés entre les exigences de la DNCG et la difficulté à boucler des tours de table dans des délais très courts. La situation devrait rapidement évoluer, entre les décisions du tribunal de commerce et les démarches attendues auprès du CNOSF.