FDJ United : la fiscalité et les difficultés de la loterie plombent les résultats du premier semestre
Le groupe FDJ United, opérateur historique des paris et jeux en France, a vu son chiffre d'affaires reculer de 4,5% au premier semestre 2026, pénalisé par la hausse de la fiscalité et un essoufflement de son activité loterie.
FDJ United a dévoilé ce mercredi ses résultats pour le premier semestre 2026, et le constat est morose : le chiffre d’affaires du groupe recule de 4,5% pour s’établir à 1,78 milliard d’euros, tandis que le produit brut des jeux (GGR) baisse de 1,3% à 4,31 milliards d’euros. La présidente-directrice générale Stéphane Pallez pointe du doigt la hausse de la fiscalité dans plusieurs marchés clés du groupe, dont la France, mais aussi la Roumanie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Selon elle, l’impact des augmentations de taxes sur les jeux représente à lui seul environ 52 millions d’euros sur le semestre.
Autre point noir pour le groupe : la loterie, cœur historique de l’activité en France, affiche un GGR en repli de 2,1% à 2,98 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires en baisse de 4% à 1,02 milliard d’euros. FDJ explique cette contre-performance par un nombre et des montants de cagnottes Euromillions nettement moins élevés qu’en 2025, ainsi que par une fréquentation en baisse dans les points de vente au deuxième trimestre, en partie liée aux vagues de chaleur exceptionnelles de cet été. Les paris sportifs en points de vente ne font pas mieux, avec un GGR en repli de 1,1% à 450 millions d’euros et un chiffre d’affaires en baisse de 2,9% à 218 millions d’euros.
Du côté des paris et jeux en ligne, la situation est jugée conforme aux attentes du groupe, avec un GGR stable à 702 millions d’euros, malgré un chiffre d’affaires en repli de 7,4% à 431 millions d’euros. La France et la Scandinavie tirent leur épingle du jeu : hors Royaume-Uni et Pays-Bas, le GGR de cette activité progresse même de 6,6%. Aux Pays-Bas, la marque Unibet montre des signes d’amélioration, avec un recul du GGR limité à 4,1% au deuxième trimestre, contre une chute de 15% au premier. Au Royaume-Uni en revanche, le groupe reconnaît que « la situation reste difficile ».
« Il n’est absolument pas question de sortir du Royaume-Uni », avait pourtant assuré en avril le directeur des jeux et paris Pascal Chaffard, évoquant plusieurs trimestres nécessaires pour redresser la situation.
Ces résultats poussent néanmoins FDJ à évoquer une révision du portefeuille de marchés de sa filiale de paris en ligne Kindred, sans toutefois annoncer de retrait. Interrogée sur ce point lors de la conférence post-résultats, Stéphane Pallez a précisé qu’il s’agissait avant tout d’orienter les investissements vers les marchés les plus rentables, sans qu’aucune décision de sortie ne soit à l’ordre du jour. Le groupe a par ailleurs revu ses prévisions annuelles à la baisse, tablant désormais sur un GGR stable pour ses activités de loterie, paris en points de vente et paris en ligne, avec un recul du chiffre d’affaires limité à un faible pourcentage sur l’ensemble de l’année. Le bénéfice net ajusté s’élève à 180 millions d’euros sur le semestre.