Fils de Matteo Ferrari, ce jeune milieu pourrait choisir l’Algérie
Tout juste professionnel à 17 ans avec Guidonia Montecelio, Aron Ferrari, fils de l'ancien international italien Matteo Ferrari, est éligible pour quatre sélections dont l'Algérie, un dossier qui agite déjà les supporters des Verts.
À seulement 17 ans, Aron Ferrari vient de paraphé son premier contrat professionnel avec Guidonia Montecelio, club de Serie C italienne fraîchement promu. Milieu défensif au gabarit imposant (1,88 m), le jeune joueur né à Gênes cite Virgil van Dijk parmi ses inspirations, mais aussi son propre père, dont le parcours en équipe nationale ouvre des perspectives sportives bien plus larges que la seule Italie.
Son père, Matteo Ferrari, a en effet porté le maillot azzurro à onze reprises entre 2002 et 2004, disputant l’Euro 2004 et remportant le bronze aux Jeux Olympiques d’Athènes. Passé par l’Inter, la Roma, Everton ou encore Beşiktaş, l’ancien défenseur central avait opté pour l’Italie dès les catégories jeunes, sans jamais explorer une possible sélection algérienne, bien qu’il soit né à Aflou en 1979. Trente ans plus tard, cette question ressurgit à travers son fils.
Aron Ferrari dispose théoriquement de quatre nationalités sportives possibles : l’Italie, pays où il a grandi et s’est formé ; le Venezuela, patrie de sa mère Aida Yespica ; la Guinée, via sa grand-mère paternelle ; et l’Algérie, par la naissance de son père. Ce dernier lien reste le plus fragile sur le plan juridique, en l’absence d’ascendant algérien direct, mais son éligibilité tiendrait selon certaines interprétations des règlements de la FIFA.
La Fédération algérienne de football a fait du recrutement de binationaux une véritable politique, ayant déjà convaincu par le passé des joueurs comme Aouar, Gouiri, Aït-Nouri ou plus récemment Luca Zidane. Un choix parfois contesté en interne, certains anciens Verts dénonçant un manque d’investissement dans le vivier local. Dans le cas Ferrari, le lien reste jugé trop lointain pour être prioritaire face à des profils franco-algériens plus solides, mais l’évocation même du dossier illustre l’étendue de la veille menée par la FAF sur la diaspora.
Pour l’heure, cette perspective anime surtout les réseaux sociaux plus que le principal intéressé. À 17 ans, sans la moindre minute jouée en équipe première et un contrat professionnel tout juste signé, Aron Ferrari a d’autres priorités : s’imposer et progresser dans le football italien avant d’envisager un choix international qui, s’il doit se faire, interviendra une fois qu’un véritable statut le justifiera.