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Ligue 1 : 72 % des clubs français désormais aux mains d’investisseurs étrangers

À l'aube de la saison 2026-2027, treize clubs de Ligue 1 sur dix-huit appartiennent à des capitaux étrangers, une tendance qui s'accélère selon des spécialistes interrogés par L'Équipe.

Karim Benali Par Karim Benali Data et fiabilité : il note · 23 Juil 2026, 02:31 · 2 min de lecture
Fiabilité 3/5

Le visage économique du football français continue de se transformer. Selon les chiffres avancés à l’approche de la saison 2026-2027, 72 % des clubs de l’élite hexagonale sont désormais détenus par des investisseurs non français. Concrètement, treize des dix-huit pensionnaires de Ligue 1 évoluent sous pavillon étranger, un record qui illustre l’ampleur du phénomène.

Seuls cinq clubs restent aujourd’hui aux mains de propriétaires français, l’arrivée de la famille Arnault au Paris FC fin 2024 faisant figure d’exception à contre-courant d’un mouvement de fond. Interrogés par nos confrères de L’Équipe, plusieurs spécialistes du secteur pointent une rupture nette depuis la crise sanitaire.

« Il y a eu un avant et un après-Covid. Il y a un besoin de financement important, les clubs ayant du mal à y faire face, et les investisseurs français sont absents. »

Plusieurs facteurs structurels sont avancés pour expliquer cette désaffection des capitaux nationaux : l’effondrement des revenus liés aux droits télévisés, des choix contestés de la LFP dans la commercialisation du championnat, la domination écrasante du PSG qui limite le suspense sportif, l’exode rapide des meilleurs jeunes talents vers l’étranger, une fiscalité jugée peu compétitive face aux autres grands championnats, ainsi que le recul progressif des subventions accordées par les collectivités locales.

Malgré ce contexte tendu, la France conserve un atout de poids aux yeux des groupes internationaux : la qualité de sa formation. C’est notamment ce potentiel de valorisation des jeunes joueurs issus des centres de formation qui continue d’attirer des investisseurs vers des clubs comme l’OM, l’ASSE, le FC Nantes, le RC Lens, le Stade Rennais ou l’OL. Autre tendance de fond relevée par le Centre international d’étude du sport (CIES) : la multiplication par cinq, entre 2016 et 2023, du nombre de groupes possédant plusieurs clubs en Europe. Une majorité des clubs français passés sous pavillon étranger appartiennent désormais à ce type de structure multi-propriétaires, un mouvement appelé à s’amplifier dans les prochaines saisons.

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