Pirlo écarté du poste de sélectionneur de l’Italie après une polémique sur ses liens russes
Pressenti pour prendre les rênes de la Nazionale, Andrea Pirlo a annoncé lui-même, ce lundi, que sa candidature était abandonnée, visé par la classe politique italienne pour son rôle d'ambassadeur d'une société de paris russe.
Le dossier semblait pourtant ficelé. Après les refus successifs de Pep Guardiola et Carlo Ancelotti, la Fédération italienne de football (FIGC) avait trouvé un accord avec Andrea Pirlo pour qu’il prenne la tête de la Nazionale. Mais l’ancien milieu de terrain de la Juventus a mis fin lui-même au suspense, ce lundi, en confirmant sur ses réseaux sociaux qu’il ne sera finalement pas le prochain sélectionneur de l’Italie.
En cause : ses liens commerciaux avec Fonbet, une société de paris sportifs russe dont il est devenu l’ambassadeur en octobre dernier. Une collaboration nouée dans le cadre de ses fonctions actuelles d’entraîneur du club émirati de United FC, dont le président, l’oligarque Sergueï Lomakine, détient des parts dans cette même société. Cette proximité a rapidement suscité une vive polémique au sein de la classe politique italienne, jusqu’à faire capoter sa nomination.
« J’ai appris dimanche soir que je ne suis plus candidat au poste de sélectionneur », a écrit Andrea Pirlo, qui a remercié Paolo Maldini et Leonardo pour leur confiance.
L’ancien champion du monde 2006 a tenu à se défendre, assurant que cette collaboration n’avait aucune portée idéologique. « La collaboration professionnelle au cœur de la récente polémique s’est déroulée dans le cadre de ma carrière aux Émirats arabes unis et est exclusivement de nature commerciale et sportive », a-t-il précisé, avant d’ajouter regretter qu’une simple décision sportive ait été « si rapidement instrumentalisée dans un débat public », au point de lui prêter des « significations et des intentions » qui ne sont pas les siennes.
Cet épisode place la Fédération italienne dans une position délicate. Selon nos confrères de RMC Sport, Paolo Maldini, directeur technique de la FIGC, pourrait lui-même être fragilisé par ce dossier avorté. L’Italie, quadruple championne du monde, reste à la recherche d’un sélectionneur après avoir manqué pour la troisième fois consécutive sa qualification pour la phase finale d’une Coupe du monde. Le nom du futur homme fort du banc transalpin devrait désormais être annoncé dans les prochains jours.