RC Lens : Oughourlian répond à Labrune et revient sur le départ de Pierre Sage
Le président du RC Lens Joseph Oughourlian a de nouveau critiqué la gestion de la LFP par Vincent Labrune, qui lui a répliqué vertement, avant d'évoquer le départ de Pierre Sage vers Crystal Palace.
Le ton monte entre Joseph Oughourlian et Vincent Labrune. Dans les colonnes de L’Équipe, le président du RC Lens a de nouveau tiré à boulets rouges sur la gestion de la Ligue de Football Professionnel, dénonçant un bilan qu’il juge catastrophique : « Moins 70 % sur les revenus, et plus 100 % sur les coûts. »
Une sortie qui n’est pas passée inaperçue du côté de la LFP. Vincent Labrune a tenu à répondre frontalement aux critiques du dirigeant lensois, rappelant que les décisions contestées aujourd’hui ont souvent été votées par l’ensemble des clubs, Oughourlian y compris. « La Ligue n’est pas une institution hors sol. La Ligue, ce sont les clubs. Les grandes décisions sont discutées pendant des heures, débattues, puis votées par les représentants des clubs professionnels », a-t-il rétorqué, avant d’ajouter que « beaucoup des décisions qu’il critique aujourd’hui ont été prises à une très large majorité, souvent avec lui d’ailleurs, et parfois même à l’unanimité. »
« Quand tout est toujours la faute des autres, il devient difficile de distinguer la critique constructive de la posture. »
Le patron de la LFP est allé plus loin dans sa réplique, reprochant à Oughourlian une forme de posture systématique. Il a rappelé que « les décisions du football français sont des décisions collectives » et que ceux qui souhaitent réellement peser sur la gouvernance doivent l’assumer plutôt que de commenter après coup.
Au-delà de cette passe d’armes institutionnelle, Joseph Oughourlian s’est également exprimé sur le départ de Pierre Sage, qui a quitté le RC Lens pour rejoindre Crystal Palace. Le président sang et or a salué l’apport de son ancien entraîneur, tout en assumant la réalité économique du club : « Avec les moyens financiers qui sont les nôtres, on accepte que pour certains grands coaches ou joueurs, on sera un club de transition. » Il a néanmoins tenu à écarter toute idée de rupture conflictuelle, assurant que la séparation s’était faite « à l’amiable », sans la moindre rancœur de part et d’autre.