Zidane aux Bleus : Pierre Ménès prévient sur les défis qui l’attendent
Alors que Zinédine Zidane s'apprête à succéder à Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France, le consultant Pierre Ménès met en garde contre un excès d'enthousiasme et rappelle les nombreux chantiers qui attendent le nouveau sélectionneur.
La page Didier Deschamps s’est officiellement tournée samedi dernier, après l’élimination des Bleus en petite finale de la Coupe du monde face à l’Angleterre (4-6). Après quatorze années à la tête de l’équipe de France, le technicien bayonnais laisse place à Zinédine Zidane, libre depuis son départ du Real Madrid en 2021, dont l’arrivée était très attendue par une partie du public français.
Mais cette nomination ne fait pas l’unanimité chez les observateurs. Sur YouTube, le consultant Pierre Ménès a livré une analyse tranchée, évoquant une « sacralisation quasi permanente » du triple champion de Ligue des champions avec le Real Madrid. Il assume ne pas apprécier le personnage, tout en assurant vouloir juger son travail avec objectivité.
« Là, il va être confronté à la réalité des choses, à la réalité de l’équipe de France, au problème de gardien, au problème des latéraux, au problème du milieu… Ça va être à lui de trouver les solutions. Il va falloir qu’il les trouve, qu’il fasse déjà aussi bien que Didier Deschamps », a déclaré Pierre Ménès.
Pour l’ancien chroniqueur de Canal+, l’aura de Zidane s’est construite en grande partie sur son inactivité depuis son départ du banc madrilène, une situation qu’il compare à une forme de « jurisprudence » où l’absence d’action renforce la popularité. Désormais aux commandes des Bleus, l’ancien numéro 10 devra affronter les problématiques concrètes de l’effectif tricolore, loin des seules promesses et du prestige de son nom.
Ménès insiste enfin sur ce qui compte réellement à ses yeux : les résultats de l’équipe de France, plus que l’identité du sélectionneur. Rappelant que les deux derniers grands tournois se sont soldés par des demi-finales, il prévient que ce niveau de performance ne doit pas être considéré comme acquis, quel que soit le nom sur le banc.