Jeux d’argent : l’ANJ et l’OFDT scellent un partenariat pour mieux prévenir l’addiction
Le régulateur français des jeux d'argent et l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies ont signé une convention destinée à mutualiser leurs données et leur expertise sur les comportements de jeu et les risques d'addiction.
L’Autorité nationale des jeux (ANJ) et l’OFDT ont officialisé le 22 juin 2021 une convention de partenariat, signée par la présidente de l’ANJ Isabelle Falque-Pierrotin et le directeur de l’OFDT Julien Morel D’Arleux. L’objectif affiché : mieux comprendre les ressorts des comportements de jeu et les mécanismes d’addiction qu’ils peuvent engendrer, pour préserver une pratique récréative des jeux d’argent et de hasard.
Le texte définit précisément le périmètre d’intervention de chaque structure, en cohérence avec leurs missions respectives en matière de prévention du jeu excessif et de protection des mineurs. Trois axes structurent cette coopération : l’accompagnement des opérateurs titulaires de droits exclusifs dans le respect de leur obligation de reverser 0,002 % de leurs mises au financement d’études scientifiques sur les jeux d’argent et les addictions ; le partage d’expertise pour produire régulièrement des études au service d’un jeu plus sûr ; et enfin l’échange de données et de connaissances sur les mécanismes d’addiction, afin de nourrir la recherche scientifique sur le sujet.
Cette convention-cadre s’accompagne d’un plan d’action commun couvrant les exercices 2021 et 2022, avec des travaux jugés prioritaires pour renforcer la régulation du secteur et consolider les décisions prises par l’ANJ. Le régulateur pourra notamment associer l’OFDT à ses travaux, en l’invitant par exemple à participer à la commission consultative dédiée à la prévention du jeu excessif. En retour, l’ANJ pourra être conviée aux travaux du collège scientifique de l’OFDT sur les questions liées aux jeux d’argent et aux phénomènes d’addiction associés.
Conclue pour une durée de trois ans, cette alliance illustre la volonté des deux institutions de renforcer, par la donnée et la recherche, la protection des joueurs français face aux risques du jeu excessif ou pathologique.