L’ANJ fait bloquer les sites de paris illégaux Cbet et Stake en France
Sur saisine de l'Autorité nationale des jeux, la justice a ordonné aux fournisseurs d'accès français de bloquer les sites de jeux d'argent illégaux Cbet et Stake, très fréquentés dans l'Hexagone.
Le régulateur français des jeux d’argent poursuit sa traque contre l’offre illégale en ligne. L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a obtenu deux décisions de justice ordonnant le blocage des sites Cbet et Stake, jugés particulièrement agressifs envers les internautes français.
Selon les éléments communiqués par l’ANJ, le président du tribunal judiciaire de Paris a rendu un premier jugement le 20 mai 2021 visant Cbet, qui proposait notamment un jeu baptisé « JETX ». Un site miroir, destiné à contourner ce blocage, a lui aussi été visé par la décision. Un second jugement, daté du 13 juillet 2021, concerne Stake, plateforme qui permettait de miser en cryptomonnaie, un usage strictement interdit chez les opérateurs légalement agréés en France.
Ces deux sites n’étaient pas anecdotiques : selon des données Similarweb citées par l’ANJ, ils totalisaient environ 560 000 visites en France sur le seul mois de juin 2021. Un volume qui a poussé le régulateur à communiquer publiquement sur ces jugements, une démarche qu’il présente comme inédite à cette occasion.
L’ANJ rappelle que les casinos en ligne restent interdits sur le territoire français, contrairement aux paris sportifs, aux paris hippiques ou au poker qui disposent d’un cadre légal. Les sites non autorisés ne garantissent selon elle aucune protection des données personnelles ni des joueurs, et n’offrent aucun recours en cas de non-paiement des gains. En 2020, ce sont 281 noms de domaine correspondant à 125 sites illégaux qui avaient déjà fait l’objet d’un blocage via cette procédure judiciaire.
Au-delà de ces deux cas précis, l’ANJ insiste sur les risques d’addiction liés à ces plateformes non régulées et rappelle l’existence de dispositifs d’accompagnement pour les joueurs en difficulté. Le jeu comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. L’Autorité invite les internautes à privilégier exclusivement les opérateurs disposant d’un agrément officiel en France.