Bordeaux : les Girondins déstabilisés par l’incendie qui ravage la Gironde
L'immense incendie qui touche actuellement la Gironde a contraint la fermeture du centre d'entraînement du Haillan, forçant le club de Bordeaux à reloger plusieurs joueurs en urgence et à revoir sa préparation.
Après l’exclusion des compétitions nationales et l’incertitude qui plane sur son avenir sportif, Bordeaux doit désormais gérer une crise d’un tout autre ordre. L’incendie qui progresse actuellement en Gironde a entraîné la fermeture du centre d’entraînement du club, situé au Haillan, perturbant lourdement l’organisation de la préparation des Girondins.
Plusieurs joueurs logeant à proximité de la zone touchée par les flammes ont dû être relogés en urgence dans la nuit de samedi à dimanche. L’entraîneur adjoint Arnaud Cormier, récemment arrivé dans le staff bordelais, a lui-même été contraint d’évacuer son hôtel sur consigne des autorités avant de se rendre au centre d’entraînement pour prendre en charge des membres de l’équipe encore présents sur place.
« Il restait sept ou huit joueurs de l’équipe qui étaient encore hébergés dans le centre de formation. Ils n’avaient pas tous forcément des voitures, il a fallu les emmener à la gare ou les reloger ailleurs, chez le directeur sportif ou la team manager. Il a fallu trouver des solutions en pleine nuit », a confié Arnaud Cormier sur BFMTV.
Cette situation vient s’ajouter à un contexte déjà extrêmement tendu pour les Girondins. Le club attend toujours de connaître le sort réservé à son avenir sportif après le désengagement financier de son propriétaire Gérard Lopez, tandis qu’un recours a été déposé devant le Comité national olympique et sportif français concernant l’exclusion des championnats nationaux.
Dans ces conditions, la préparation de l’équipe s’annonce particulièrement compliquée, entre incertitude institutionnelle et perturbations matérielles liées à l’incendie. Le club devra composer avec ces contraintes logistiques tant que la situation sur le terrain ne sera pas stabilisée par les autorités.